Media Carpe N°83 // septembre octobre 2008
EXTRAITS
L’influence des marnages en grands lacs artificiels
Par Pascal Kowalik. Les retenues artificielles sont soumises à l’influence des marnages avec des amplitudes journalières et annuelles qui peuvent se révéler très importantes (jusqu’à moins 20 mètres dans certains cas !). Ce phénomène a un impact considérable sur la faune, la flore et tous les poissons en général, et notamment sur nos nageuses à barbillons. Ainsi, lorsque l’on se retrouve en action de pêche, il est parfois difficile de comprendre comment se comportent les poissons en fonction des variations et surtout, quelle attitude adopter face à ce phénomène. Ayant souvent évolué dans ces conditions, je vous propose de partager mes réflexions… Lire la suite
10 conseils pour lancer plus loin
Par Nicolas Migeon. J’aime ça ! Oui j’adore pêcher loin en lançant du bord car c’est de cette manière, sans bateau, que l’on peut mettre en œuvre toute sorte de technique comme l’amorçage au bait rocket, à la coupelle, la précision ou le single bait et je dois avouer que ça m’amuse beaucoup ! Lors de la plupart des enduros, la question ne se pose plus et cela devient indispensable de savoir exploiter le large pour aller chercher les carpes dans leurs retranchements. Et je ne parle pas de tous les plans d’eaux interdits à la navigation… Alors, voici dans l’ordre 10 clés pour bien aborder les pêches à longue distance. Lire la suite
ALT intermitente : L’amorçage qui préserve le pouvoir d’achat
Par Florent Dessort et Jérémy Bressols Nombre de carpistes se sont déjà lancés dans une campagne d’amorçage à long terme avec au bout du compte des résultats pas toujours à la hauteur de leurs espérances. Après avoir nous aussi pratiqué de longs et fastidieux ALT, nous avons constaté que dans la plupart des cas, les résultats n’étaient pas toujours concluants. Après tous ces kilomètres parcourus et ces centaines de kilos de bouillettes déversées sur d’excellents postes, les prises ne se sont presque jamais enchaînées comme nous l’espérions. Car même en proposant un appât adapté à cette approche, il semble que le long terme n’intéresse qu’une frange de la population d’un lieu donné et que même au bout de plusieurs mois, le conditionnement des poissons tant espérés ne soit pas au rendez-vous. Lire la suite
SOMMAIRE
INFORMATIONS
P08 - calendrier des enduros
P10 - Tournoi des 6 Nations : le coach de la sélection française à cœur ouvert
P12 - Carpes postales
P22 - Matériel
P24 - Buzz baits Berkley :
les billes nouvelle génération
Vie et mœurs
P26 - L’influence des marnages en grands lacs artificiels - Par Pascal Kowalik
Technique
P32 - 10 conseils pour lancer plus loin
Par Nicolas Migeon
P46 - Tenez vous au courant – Pêche éclair
en rivière rapide - Par Julien Borie
P54 - Amorçage de zone en lac de plaine
Par Sébastien Collignon
P64 - Plans d’eau de loisirs – Ces redmire
Pool insoupçonnés - Par Jean François Malange vet Laurent Boussès
P70 - ALT intermitent – l’amorçage qui préserve
le pouvoir d’achat - Par Florent Dessort
et Jérémy Bressoles
Les thons de la rédaction
P50 - Les plus gros coups sont ceux
que l’on annonce - Par Jean Rémy Monniot
testé et approuvé
P58 - Moulinet Tica Abyss TL9000R SERT, hameçon FOX Armapoint SSSP, tresse Spiroline
pro Fun Fishing, Geobed 8 pieds Geologic, avertisseur ROC XR Carpsounder
Zoom
P38 - Région Centre (II) : les outsiders
Le montage de…
Matthieu Faurisson
P62 - Anti décroche et appat blindé
Un pêcheur des photos
P74 - Patrick Viaules
Carpe surfing
P81 - Quoi d’neuf ?
Petites annonces
Bouillettes au top
P68 - Mariage des sens - Par Matthieu Faurisson
EDITO
Les sponsos sont-ils ripoux ?
L es carpistes qui sont aidés par des fabricants ou distributeurs d’articles de pêche en prennent souvent « plein la poire » au bord de l’eau ou sur les forums. Dès que l’on porte une casquette avec un logo, un Tshirt ou un bonnet, devient-on subitement la pire des crapules ? Quand on entend ce qui se raconte on serait tenté de le croire. Alors, je pose la question qui dérange : les pêcheurs sponsorisés, sont ils tous des pourris ?
Louche ?
Que leur reproche t’on précisément ? Quand on tend l’oreille le plaidoyer à charge est bien maigre en fait. Finalement on leur reproche de prendre beaucoup de poissons, de prendre des gros poissons,
de passer dans les magazines, d’avoir le vie facile. Parfois même
on les accuse de gagner de l’agent en allant pêcher. Bref on leur
reproche de trop bien réussir. La réussite est mal vue en France,
elle est louche carrément suspecte même pour certains. Le sous entendu est simple : réussir et réussir bien dans ce que l’on entreprend implique que l’on triche. Les plus ripoux ne sont pas forcément ceux que l’on croit…
Pêcher plus pour gagner plus ?
Alors, tordons le cou aux rumeurs. Aucun pêcheur sponsorisé en France ne gagne d’argent ou n’est directement payé par la société qu’il représente. Aucun salaire pour ceux qui vont à la pêche, arrêtons de prendre nos rêves pour des réalités. Les salariés de la pêche, comme tous les salariés ont un vrai job avec une fonction commerciale, technique, dans la communication, etc. Même les plus connus ne sont pas payés pour pêcher. S’ils ont développé leur gamme, ils travaillent pour vendre leurs produits et si ça marche ils en retirent les bénéfices (ou doivent éponger les pertes…). Mais rien ne tombe tout seul, juste en pêchant en France. En Angleterre il en va autrement où certains pêcheurs perçoivent une juste rémunération pour pêcher, écrire et participer au développement des produits. Mais en France, personne ne devient riche en étant sponsorisé et en allant à la pêche « full time ».
One million Dollar ?
Les pêcheurs sponsorisés prennent-ils plus de poissons que les autres ? Probablement et c’est bien pour ça, parce qu’ils sont très bons, qu’ils sont sponsorisés. On appose rarement sa marque sur un tocard. C’est la règle du jeu : seuls les meilleurs accèdent aux privilèges du sponsoring. Je ne vois rien à redire à cela, cela se passe comme ça dans toutes les disciplines, notamment sportives. Nike ne vous a jamais proposé un sponsoring à 1 million de dollars ?
Est-ce vraiment étonnant ? Mais dans la pêche, il faudrait de l’égalité et son excès, de l’égalitarisme : il faudrait tout pour tout le monde. Ceux qui reprochent aux sponsorisés de prendre plus de poissons que les autres et de « parader » (ils ne paradent pas, ils partagent leur expérience…) dans les magazines sont surtout atteints de jalousie.
Ni voleurs ni profiteurs
Il faut bien reconnaître que l’appui d’un fabricant, notamment d’appâts, est très précieux. On peut envisager des campagnes d’amorçage, notamment à la bouillette. Evidemment ce genre de campagne
qui peut réclamer 50 kg de bouillettes sur plusieurs semaines
ouvre des portes et peut aider à prendre plus de poissons. Mais, les « sponsos » ne volent pas leurs appâts ou leur matériel. Ils travaillent lors de salons, écrivent des articles, réalisent des photos pour les catalogues, des vidéos pour les sites web, participent à des réunions de développement produits, etc. Bref, d’une certaine manière, ils payent en donnant de leur temps, voir en prenant sur leur temps de pêche. Bref, ils ne volent rien. Et ceux qui ne jouent pas le jeu, ne renvoient pas la balle à leur sponsors sont bien vite éjectés des teams…
Ailleurs les bonimenteurs
Alors les sponsos sont-ils des pourris ? Il y a des pourris, mais pas plus qu’ailleurs… pas moins non plus. Des sponsorisés malhonnêtes qui racontent (ou écrivent) n’importe quoi aux pêcheurs il y en a même s’ils sont minoritaires. Ils n’ont pas d’amour propre et se prostitueraient pour une poignée de bouillettes et une pochette d’hameçons. La plupart des sponsorisés, eux, sont des vrais passionnés, honnêtes qui testent les produits, les mettent en œuvre au bord de l’eau puis vous font profiter de leurs expériences dans nos magazines et sur les salons, voir sur les forums. Les escrocs qui racontent n’importe quoi sont filtrés et n’accèdent pas aux colonnes de Media Carpe et Top Carpe Extrême, soyez rassurés. Nous les repérons de loin et nous leur proposons d’aller vendre leurs boniments plus loin. C’est bien le minimum que nous vous devons.
Stéphane Gonzalez


