Media Carpe N°91 // janvier février 2010

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EXTRAITS


Nouveau record du Benelux : : 37,4 kg
Media Carpe #91

Nouveau record du Benelux : : 37,4 kg

Par Peter Kuppens // Ma fin de saison 2009 ne semblait pas se dérouler comme prévu… Après 20 nuits sur septembre et octobre je n’avais pris qu’un seul poisson. Je décidais alors de changer mes approches et notamment mes techniques d’amorçage, mais je ne me doutais pas que les choses allaient se débloquer de cette façon… Lire la suite

 
Pourquoi, quand et comment pêcher les abysses
Media Carpe #91

Pourquoi, quand et comment pêcher les abysses

Par Patrick Salord // A prospecter en priorité en automne... Lorsque Fred m’a fait passer ce point de vue, ma première réaction a été de me demander ce que je pourrais dire sur la question étant donné que j’ai attrapé peu de carpes dans des profondeurs importantes… Mais en y regardant de plus près, ramené aux nombres de fois où je m’y suis essayé, il est clair que la pêche en eau profonde peut réserver de bonnes surprises. Lire la suite

 
Sondeurs nouvelle génération : Evolution ou révolution ?
Media Carpe #91

Sondeurs nouvelle génération : Evolution ou révolution ?

Interview de Guillaume Martino, directeur commercial Navicom eaux intérieures et responsable développement. Lire la suite

 

SOMMAIRE

P06 EDITO

P08 INFORMATIONS
P10 - Championnat du Monde Carpe Uby 2009
P12 - Open Carp’Alliance
P14 - Boulet rouge : réciprocité chimère ou réalité
P16 - Forum 2010 : 10 bonnes raisons d’y aller
P18 - Mots croisés du carpiste
P21 - SCOOP : 37,4 kg record du Benelux
P22 - Carpes postales
P30 - Prowess 2010 : une gamme mature et sereine

P32 TECHNIQUE
P32 - Petites bouchées pour cartonner… vite !
Par Pete Castle
P50 - ALT et court terme en petites rivières
Par Jean François Malange
P62 - Sondeurs nouvelle génération :
évolution ou révolution ?
Par Guillaume Martino
P67 - La solution Soluball - Par Christophe Roussel

P54 Culture carpe
P54 - Ils avaient tout inventé - Par Patrick Viaules

P36 Dossier : osez
les grandes profondeurs
P36 - Cas particuliers en grands lacs
Par Fabien Monteil
P40 - Pourquoi,quand et comment pêcher
les abysses

P38 Testé et approuvé
P58 - Tresse Two Tone (ESP) – Nutri pop up (DS) Tresse Power Pro (Shimano) – Pop up (Loirbaits)

P70 Cahier des nouveautés : les 75 produits qui vont marquer 2010

P81 Carpe Surfing
P81 - Une recette pour un forum au top
Par Romaric Petit

P82 Petites annonces


EDITO

Ami choisis ton camp

Je rentre de session. Rien de bien original me direz vous puisque l’automne est la saison que nous privilégions avant d’entamer l’hibernation carpiste. Et soyez en convaincus, le carpiste hiberne bien plus que la carpe. Donc je rentre d’une session d’une semaine dans le sud de l’Espagne. Plutôt sympa comme destination… Oui et non. Il m’en est arrivé de belles…

Le matos façon puzzle
Rien n’était planifié, je ne devais plus partir en session longue avant février prochain. Et donc, lorsqu’une fenêtre de tir professionnellement favorable d’une semaine s’est dégagée j’ai fait feu. Nous étions jeudi soir, rien n’était prêt, ni matos, ni appâts, que dalle, tout était disséminé aux quatre coins du garage, plus ou moins en vrac. Première mission, trouver du maïs en grosse quantité sur Rodez à 18h30 ! La course contre la montre démarrait…

Deux heures plus tard, je rassemblais mes éléments éparses de matériel à la va vite avec la crainte extrême d’oublier quelque chose. Quand on part à 1500 kilomètres de ses bases arrières il ne faut pas se rater. Je me souviens de cette session, il y a presque 20 ans où, au terme d’un voyage de 5 heures je découvrais, en arrivant à Trémelin que j’avais oublié toutes les bobines de mes baitrunners. Un grand moment de solitude. Session foutue, retour maison…

15 heures de route
En cette soirée de novembre j’ étais excité du départ mais aussi fébrile. Je cuisais 40 kg de maïs, je chargeais 30 kg de bouillettes dans le coffre. Le break ne tardait pas à se remplir du sol au plafond. Il n’y aurait bientôt plus la place pour y loger une aiguille à bouillette. Il est 22 heures, la nuit est là et bien là, la fatigue également,
le brouillard aussi. Une quinzaine d’heures de route m’attendent…

Monster et Monster Crab
Une nuit de conduite dans le brouillard, sans s’arrêter cela laisse des traces. Dopage avec un litre de Monster de rigueur, j’arrive dans la matinée sur le lac. L’essence du bateau s’est renversée dans le coffre et les parfums de Monster (Crab …) se mélangent subtilement pour me provoquer des hauts le cœur à chaque fois que je pénètre dans la Toyota.

L’épopée continue
Je suis sur le lac au terme de plusieurs kilomètres de piste défoncée comme un terrain de manoeuvre. Je gonfle le « pneu », je charge et vogue la galère. Le poste convoité est atteint après deux bonnes heures de bateau. Je profite du trajet pour tenter de faire quelques photos : mais les batteries du Canon sont totalement déchargées. Ce sera une session sans photo ! Le secteur que je convoitais arrive enfin mais le niveau haut empêche toute installation. Finalement
je défriche dans le maquis et m’agrippe dans une pente infernale, en surplomb de 4 mètres au dessus de mon bateau. Chaque mouvement doit être calculé pour ne pas tomber dans l’eau au terme d’une glissade dans les cailloux ! C’est l’enfer mais c’est là que je veux pêcher, quoi qu’il m’en coûte !

A la première touche, évidemment, je manque de me tuer ! Après avoir décroché ce premier poisson je retourne dépité sur mon bed chair. Mon téléphone mobile tout neuf a disparu. Je fouille les environs proches à la frontale car sans portable, à plusieurs heures de toute civilisation, la sécurité en prendrait un coup. Rien, je finis par me dire qu’il a plongé dans l’eau lorsque j’ai bondi du bed. Finalement un petit morceau de métal apparaît… et j’extirpe péniblement mon mobile de sous la terre ! Il est défoncé car j’ai du marcher dessus à plusieurs reprises… c’est moi qui l’ai enterré ! Bilan : écran rayé, fendu, il est gavé de terre… mais il fonctionne.

Loose session
Lors d’un changement de poste je me laisse surprendre par un brusque coup de vent. Mon trop modeste pneumatique (par ailleurs trop chargé…) embarque de l’eau. Beaucoup d’eau, trop d’eau. Rapidement je navigue dans une piscine gonflable. Je regagne la bordure pour constater que mes sacs de bouffe et de vêtements ont été immergés. Je suis en milieu de session et toutes mes fringues sont trempées (nous frôlons le zéro chaque nuit), mon appareil photo numérique (qui ne me servait par ailleurs à rien) baigne… et tous les aliments non étanches sont bons pour la poubelle (adieu ma réserve de Prince !). Yeah ! La nuit suivante j’aurai deux touches avec toujours le même scénario : départ en force, impossible de relever la canne. Le premier se soldera par une casse… et le deuxième par l’ouverture d’un hameçon taille 1. La loose totale.

Alors, la pire session de ma vie ? Non, l’une des meilleures! Car malgré tous ces tracas j’ai passé une semaine fabuleuse. Un lac magnifique et gigantesque, une pêche intéressante et technique, des poissons sympas. Le dépaysement était total pour cette session improvisée, déclenchée sur un coup de tête qui vient rompre le train-train quotidien. Ajoutez à cela un bon pote de pêche avec qui partager le pire et le meilleur… et les galères deviennent anecdotiques. Ces problèmes ne sont pour moi que le poivre qui permet de pimenter toute session. C’est la question du verre à moitié vide ou à moitié plein. A chacun de voir le positif et ne pas s’arrêter sur le négatif. Personnellement j’ai choisi mon camp, depuis longtemps déjà. Je vous souhaite de profiter pleinement de 2010 même si le verre n’est qu’à moitié plein…

Stéphane Gonzalez


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